Etape n°12 : LOCHES -> GUÉRET
Vendredi 27-06-2025 / 166 km / Dénivelé+ 1 464 m
Départ :
Au revoir Loches, située dans la vallée de l’Indre, à environ 40 kilomètres au sud-est de Tours, Loches s'étend entre collines, rivières et forêts, au cœur d’un environnement typique de la Touraine. Nous sommes dans la région Centre Val De Loire.
Très vaste cité médiévale fortifiée, Loches s’est développée autour de son impressionnant donjon, construit au XIe siècle. Elle fut une résidence royale importante où séjournèrent Charles VII et Jeanne d’Arc.
L’économie locale repose sur l’artisanat, l’agroalimentaire et un secteur touristique dynamique. Des entreprises innovantes dans les domaines de la santé et des énergies renouvelables y sont également implantées.
En se promenant dans la ville de Loches, c'est un véritable voyage dans le temps que nous faisons, ce magnifique centre médiéval parfaitement conservé, sa cité royale, ses églises, ses ruelles charmantes, son marché réputé pour ses produits du terroir. Loche est une magnifique étape avant de découvrir les châteaux de la Loire... En vélo pourquoi pas...
Anecdote historique, en 1429, Jeanne d’Arc vient à Loches pour convaincre Charles VII de se faire sacrer roi à Reims, marquant un tournant décisif dans la guerre de Cent Ans.
A Loches, on déguste les poires tapées, une ancienne méthode de conservation par séchage et aplatissage avec un platissoire pour en chasser les bulles d'air. Cette technique permettant de garder les fruits consommables jusqu'à 3 ans.
Résumé de l'étape...
C'est parti pour Guéret ce matin, 166 kilomètres et 1 875 mètres de dénivelé.
Comme tous les matins, personne ne manque à l'appel, ni dans le groupe Thierry, ni au sein du reste du peloton.
Démarrage en douceur sur de jolies petites routes boisées qui serpentent sur un profil ascendant, de petits pourcentages mais la montée est régulière et ne s'arrête pas.
A 30 kilomètres d'Argenton-sur-Creuse (le point de ravitaillement du jour situé à 90 kilomètres du départ), le gruppetto est confronté à un fort vent de face, ils décident donc d'adopter une stratégie de relais pour répartir les efforts face au vent, des relais d'environ 1 kilomètre chacun.
Cet exercice de prise de relais est plus complexe qu'il n'y parait. Lorsqu'on voit à la télé les coureurs sur les grandes courses se relayer de manière fluide et souple, cela parait simple mais en réalité c'est très technique. Si les relayeurs sont mal coordonnés, le relai peut vite devenir contre-productif, et le gain escompté se transformer en perte. Pire, un relai mal négocié peut se traduire par l'éjection d'un coureur du groupe prenant le vent pleine face...
Pour le groupe Thierry, cette stratégie marche, ou plutôt roule ! Les cinq du gruppetto sont chevronnés et les trente kilomètres jusqu'au ravitaillement sont parcourus à une moyenne de 28-30 kilomètres heure.
La pause déjeuner est toutefois la bienvenue, un gymnase à Argenton-sur-Creuse, avec le support logistique du Codep de la Creuse.
La chaleur, qui s'était faîte discrète les deux ou trois derniers jours, reprend du service ; le soleil mord un peu plus et le thermomètre fait comme les cyclos, il grimpe et pas en danseuse, c'est du tout droit, il flirte avec les 30-32 degrés.
Cette deuxième partie d'étape, un peu longue aujourd'hui, fait environ 75 kilomètres, avec huit bosses répertoriées à franchir.
Beau passage à Crozant, au confluent de la Creuse et de la Sédelle, à proximité de la forteresse médiévale de Crozant. Construite sur un éperon rocheux dominant le confluent, cette citadelle était l'une des plus puissantes places fortes du Moyen-Age, entourée de 1 000 mètres de remparts et 10 tourelles de guets. Cet édifice a en partie disparu, mais quelques traces donnent encore une idée de son passé.
Ce passage à Crozant a inspiré de nombreux peintres venant chercher la beauté du lieu et sa lumière, et le site a été nommé la vallée des peintres, avec chemins de randonnée, musée des peintres de Crozant et jardin médiéval. Le tourisme fait vivre ce lieu.
Chemin faisant, un camion de paille a ralenti les coureurs, c'est ballot...
Les organismes commencent à piocher et la fin de l'étape s'avère un peu difficile.
C'est fatigué que le gruppetto rallie Guéret, Thierry me confie avoir ressenti un coup de mou, retour de la chaleur et étape exigeante.. Il a vite récupéré après la douche, et les locaux climatisés ont participé grandement à sa récupération.
En fait les chiffres annoncés au départ ne collaient pas avec le terrain, un peu plus de distance et surtout plus de dénivelés, de plus le retour de la chaleur a rendu cette étape plus difficile que sur le papier.
C'est là qu'il faut saluer l'organisation de ce tour, un véhicule d'assistance servant à transporter les bagages des coureurs d'étape en étape, fait aussi office de véhicule de ravitaillement pour les boissons, il se positionne le long du parcours en multipliant les points fraicheur. Si j'en crois la météo, il va très vite devenir la mascotte de tous les coureurs !
Ce soir réception du conseil régional pour un apéro (encore et encore avec modération), ils vivent bien sur ce tour.
Demain première étape identifiée comme sérieuse, l'épreuve prend de la hauteur dans le Massif Central et s'élève à 1 378 mètres d'altitude. 175 kilomètres au menu et 2 345 mètres de dénivelé.
Le soleil sera avec eux, c'est le bulletin météo qui le dit... Ou peut-être contre...
En espérant que l'étape du jour ne laisse pas trop de traces dans les mollets de Thierry…
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